Vendredi 3 février 2006
Lundi 30 janvier, je démarre un cours imposé par le chômage, où-vais-je et dans quel état-gère...
mardi 2 février, exercice pratique : interviewer une personne qui partage un intérêt commun avec soi - on doit le faire par équipe de deux...
imposé : 4 questions
Pour ma part, c'est vite trouvé : ce sera Pierre Lehmann, je dois le rencontrer... un court téléphone, il accepte de me voir le lendemain après-midi.
Je retrace donc notre entretien, assez "brut de coffrage", avec mes remerciement émus à M. Lehmann d'avoir su nous expliquer avec des mots simples, l'horizon monstrueux qui se profile devant notre civilisation. Je me permets aussi de livrer quelques observations personnelles qui attestent à quel point M. Lehmann vit en accord avec ses principes et le chemin qui me reste à parcourir.
M. Lehmann vient nous chercher à la gare de son village posé à flanc de montagne. Après les présentations, salutations, nous montons à pied le long d'une route dont le bas-côté devient embroussaillé et touffus, il nous explique qu'il laisse la nature faire, les broussailles sont nécessaires pour la faune et parce que la terre ne nous appartient pas, ni l’eau, ni la terre, paradoxe du propriétaire qu’il assume humblement en ne gardant pour son usage qu’un petit potager et une dépendance où le bois s’entasse avant d’aller chauffer la maison.
Pour certains, M. Lehmann est un… anar'... un voyou... Peut-être ? , un ingénieur qui parle de « caca »… en disant caca. Je le comprends si bien, moi aussi j’appelle aussi un chat, un « chat ». Pour d’autre il est simplement le « Pape », l’homme à écouter, pour son message humain, sa force de conviction, sa clairvoyance et sa franchise.
1. Quel a été sont parcours ?
2. Sa passion : l’eau – la Cause de l’eau
A l’époque (années huitantes), il a fait un essai avec Laurent Bonnard pour proposer à des locataires de s’équiper de toilettes sèches. Ils ont trouvé bien assez de volontaires,
mais ont dû se résoudre à se limiter à quelques test, les régies ne leur ayant pas laissé la possibilité de poursuivre l’expérience.
Bernard Mermod (TSR) a fait un film sur le Léman que les stations d’épuration avaient empoisonné. Des réactions se sont bien produites, mais la logique a été de lutter contre les symptômes et non pas contre les causes, on a planté des STEP (stations d’épurations) qui produisent des boues mais qui laissent partir bien des substances problématiques dans les lacs et rivières, des hormones notamment.
Ensuite on brûle les boues, toxiques donc, puisqu’elles ne peuvent plus être utilisées pour l’épandage en raison aussi de leur teneur en hormones.
Le service de l’eau du canton de Vaud veut poser des tuyaux et faire des STEP (stations d’épuration), il ne s’attaque qu’aux symptômes : l’eau sale. Pour ne pas charger l’eau de produits indésirables il faudrait ne pas en mettre. Les toilettes sèches sont un bout de la solution… un bien gros bout puisqu’on tire en moyenne 6 fois une chasse d’eau (x10 L par jour), une douche, la vaisselle, la lessive, les mains...
mardi 2 février, exercice pratique : interviewer une personne qui partage un intérêt commun avec soi - on doit le faire par équipe de deux...
imposé : 4 questions
- qu'est-ce qui l'a amené là
- qu'est-ce qu'il aime le plus
- qu'est-ce qu'il aime le moins
- 3 noms à recommander
Pour ma part, c'est vite trouvé : ce sera Pierre Lehmann, je dois le rencontrer... un court téléphone, il accepte de me voir le lendemain après-midi.
Je retrace donc notre entretien, assez "brut de coffrage", avec mes remerciement émus à M. Lehmann d'avoir su nous expliquer avec des mots simples, l'horizon monstrueux qui se profile devant notre civilisation. Je me permets aussi de livrer quelques observations personnelles qui attestent à quel point M. Lehmann vit en accord avec ses principes et le chemin qui me reste à parcourir.
M. Lehmann vient nous chercher à la gare de son village posé à flanc de montagne. Après les présentations, salutations, nous montons à pied le long d'une route dont le bas-côté devient embroussaillé et touffus, il nous explique qu'il laisse la nature faire, les broussailles sont nécessaires pour la faune et parce que la terre ne nous appartient pas, ni l’eau, ni la terre, paradoxe du propriétaire qu’il assume humblement en ne gardant pour son usage qu’un petit potager et une dépendance où le bois s’entasse avant d’aller chauffer la maison.
Pour certains, M. Lehmann est un… anar'... un voyou... Peut-être ? , un ingénieur qui parle de « caca »… en disant caca. Je le comprends si bien, moi aussi j’appelle aussi un chat, un « chat ». Pour d’autre il est simplement le « Pape », l’homme à écouter, pour son message humain, sa force de conviction, sa clairvoyance et sa franchise.
1. Quel a été sont parcours ?
Il a été d’abord physicien nucléaire avant de réaliser rapidement l’aberration de ce système de production d’énergie. L’énergie est un des multiples problèmes, mais actuellement le problème le plus critique est l’eau. Il n’est plus en activité, retraité depuis sept ans – il tend à se rendre indépendant : eau, énergie, nourriture, habillement… une visite ultérieure de quelques installations de la maison atteste de son autonomie.
Il a passé plus de vingt années de lutte au service de l’eau, le bilan est douloureux et l’inertie générale est effrayante. Il pense que seul l’effondrement du système économique peut encore enrayer le cours des choses.
Il a passé plus de vingt années de lutte au service de l’eau, le bilan est douloureux et l’inertie générale est effrayante. Il pense que seul l’effondrement du système économique peut encore enrayer le cours des choses.
2. Sa passion : l’eau – la Cause de l’eau
A l’époque (années huitantes), il a fait un essai avec Laurent Bonnard pour proposer à des locataires de s’équiper de toilettes sèches. Ils ont trouvé bien assez de volontaires,
Bernard Mermod (TSR) a fait un film sur le Léman que les stations d’épuration avaient empoisonné. Des réactions se sont bien produites, mais la logique a été de lutter contre les symptômes et non pas contre les causes, on a planté des STEP (stations d’épurations) qui produisent des boues mais qui laissent partir bien des substances problématiques dans les lacs et rivières, des hormones notamment.
Ensuite on brûle les boues, toxiques donc, puisqu’elles ne peuvent plus être utilisées pour l’épandage en raison aussi de leur teneur en hormones.
Le service de l’eau du canton de Vaud veut poser des tuyaux et faire des STEP (stations d’épuration), il ne s’attaque qu’aux symptômes : l’eau sale. Pour ne pas charger l’eau de produits indésirables il faudrait ne pas en mettre. Les toilettes sèches sont un bout de la solution… un bien gros bout puisqu’on tire en moyenne 6 fois une chasse d’eau (x10 L par jour), une douche, la vaisselle, la lessive, les mains...
On utilise en moyenne 250L d’eau potable
par jour et par personne en suisse.
Peut-on faire avec moins ?
On doit faire avec moins
par jour et par personne en suisse.
Peut-on faire avec moins ?
On doit faire avec moins
Décision de denière minute d'installer la première cabine Picabio pour la fête du "Château-ferme" de Chéserex.